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CNEP

Chambre syndicale française des Négociants et Experts en Philatélie

La pièce philatélique du mois

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Certaines pièces philatéliques portent en elles une forte charge historique ou émotionnelle… Ce mois-ci, Albert Cohen Sabban (fondateur de la maison Le Timbre Classique)  met à l’honneur une véritable rareté : un des deux blocs de 4 exemplaires connus du 5 c. au type Blanc imprimé par erreur sur fond jaune (n°111h).


Il est des timbres que l’on a rarement l’occasion de voir. C’est le cas de ce bloc de 4 du n°111h qui, depuis le début du siècle dernier, a dû, tout au plus, changer deux ou trois fois de mains. « Je l’ai acquis vers 1990 de Robert Blanc, un des grands marchands de la 2e moitié du XXe siècle, qui le conservait précieusement parmi ses références. » explique Albert Cohen Sabban. « Depuis cette date, il ne m’a pas quitté : c’est avec lui que s’est développée ma passion pour les types Blanc (et que je suis devenu un des spécialistes de cette émission). J’entretiens avec cette pièce une relation particulière, quasiment affective. »

piece phil 02 2504Et lorsque qu’on demande à Albert Cohen Sabban ce qui en fait la rareté, c’est tout un pan, méconnu, de l’histoire des types Blanc qu’il nous dévoile : « Il faut savoir que, dans les années 1900, les timbres de France et ceux de la plupart des colonies françaises étaient imprimés dans les mêmes ateliers. Or, en 1906, une erreur s’est produite : une ou plusieurs feuilles de papier destinées à l’impression du taxe n°23 de Nouvelle-Calédonie, avec teinte de fond imprimée, se sont trouvées mélangées à celles des timbres de la Métropole… ce qui a donné naissance à cette variété spectaculaire : un 5 c au type Blanc sur fond jaune. »

« Le problème »précise-t-il « est que l’on s’est aperçu de cette erreur un an plus tard, en 1907. Or, à cette date, la plupart d’entre eux avaient disparu, ce qui fait que l’on n’en connaît aujourd’hui pas plus d’une quinzaine d’exemplaires à l’état neuf… dont seulement deux blocs de 4 exemplaires et une paire millésimée 6. » Il n’est pas impossible que des exemplaires oubliés réapparaissent un jour. Attention, toutefois, aux déconvenues :  les n°111h ne doivent pas être confondus avec les 5c. imprimés en 1905 sur papier plus ou moins jauni, des timbres qui, eux, sont très courants.

« Il y a une caractéristique qui aide à repérer les n°111h au premier coup d’œil : ils sont systématiquement mal perforés » indique Albert Cohen Sabban. « Mais l’idéal, pour un collectionneur, reste de posséder un exemplaire avec bord de feuille, tels que ceux de ce fameux bloc de 4. En effet, en raison du procédé d’impression utilisé (la galvanotypie), la teinte de fond jaune s’y interrompt, à l’endroit des bases séparant chaque galvano de service, pour devenir une bande de nuance jaune clair. Il s’agit là d’une caractéristique inimitable, qui n’existe pas sur les n°111 ordinaires. » 

 


 

Albert Cohen Sabban, négociant en timbres-poste depuis 1968, a fondé en 2000 Le Timbre Classique, une maison spécialisée dans les timbres classiques et semi-modernes de très belle qualité, les variétés et les raretés philatéliques. Il organise deux ventes à prix nets par an sur catalogue.

Le Timbre Classique, 4 rue Drouot, 75009 Paris (bureau 1er étage). cohen.sabban@wanadoo.fr   -  www.letimbreclassique.fr

 

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Le Mardi 25 Avril 2017 à